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Archives pour la catégorie ‘Découverte’

Hong Kong : Junk Food Survivor bonus stage

03/08/2009

De retour à Paris et avant que le blog ne reprenne le cours normal de ses programmes (putes, poney et Internet), voici quelques photos pour illustrer le précédent article sur la malbouffe disponible à Hong Kong avec un bonus de taille en fin de galerie! Enjoy et allez faire un petit footing après, histoire de perdre les kilos pris à la vue de ces clichés… (cliquez sur la photo ci-dessous pour voir la suite de la série).

dimsum-hongkong

Quelques photos ont été prises par moi, les autres viennent de: aeioux (p2), herethere08(p3 et p4) aaronolaf(p5), vasta(p7), knoizki(p9) et kirksiang (p10 et p11). Merci à eux de partager leurs photos sous licence Créative Commons et à Flickr de me permettre de les retrouver facilement!

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Hong Kong #3: Junk food survivor

27/07/2009

Dimsum_breakfast_in_Hong_KongOubliez tout ce que vous pensiez savoir sur la nourriture chinoise. Au revoir riz cantonnais, rouleaux de printemps et poulet au curry. Ici nous sommes aux portes de la Chine et tout ce que vous avez pu gouter chez votre traiteur chinois de Barbes vous semblera bien loin quand vous vous trouverez face à un vrai repas Hongkongais.

Déjà, il faut savoir qu’ici on partage tout. Ainsi, lors d’un repas typique, vous retrouverez tous les plats au milieu de la table et chacun de vos camarades se servira à sa guise. Dans la majorité des restaurants, les plus sous-cultivés d’entre vous retrouveront d’ailleurs avec bonheur le plateau tournant popularisé par Indiana Jones et le Temple maudit. Coté nourriture, le Dim Sum est souvent à l’honneur, accompagné de nouilles, porc rôti, soja, poisson à l’allure étrange, brocoli etc… C’est une liste loin d’être exhaustive vu que les plats se succèdent à grande vitesse et que le Captain est malheureusement incapable d’un identifier plus de la moitié.

Quelques informations capitales en passant, concernant les repas à HK :

  • Quand je vous dis que les Hongkongais ont l’habitude de partager la bouffe, c’est dans toute les situations, aussi ne soyez pas surpris, même dans un restaurant italien, de voir votre assiette de tagliatelles carbonara finir au milieu de la table dévoré par votre belle famille.
  • Bon à savoir également, ici on ne jette rien. Tous les restaurants, y compris les franchises américaines et les 5 étoiles se feront un plaisir de vous remettre de petits doggy-bags contenant les restes de votre repas. Vous pourrez ainsi finir votre steak le lendemain accompagné de Tofu et de calamar grillé.
  • Oubliez le principe de boire quelque chose de frais en mangeant. A Hong Kong, la boisson de base est le thé (chaud, bien sur). Si vous demandez de l’eau, celle ci vous sera servi brulante à moins que vous n’ayez demandé de l’eau minérale (attention, la bouteille risque de vous revenir aussi chère que l’intégralité du repas). Reste la solution de rustre consistant à demander un coca, pour laquelle j’ai opté depuis bien longtemps.

Maintenant que tout cela est dit, soyons honnêtes, c’est bien beau de tester la nourriture locale, mais ce n’est pas ça qui remplit un estomac de geek occidental. Si comme le Captain votre organisme a besoin pour survivre de kilos de graisses et d’aliments contenant assez de sucre pour servir de mortier à un ouvrier en bâtiment, une seule alternative demeure : la Junk Food, heureusement largement présente à Hong Kong.

Première solution de secours en cas de famine, le traditionnel fast-food américain à base de hamburger est facilement trouvable à chaque coin de rue. Les plus fin gourmets d’entre vous seront d’ailleurs ravis d’apprendre que les Burger King sont de retour après leur étrange disparition à la fin des années 90 (et ce n’est pas faute d’avoir cherché en 99 lors de mon premier voyage). Pour les plus affamés, on trouve un Mac Donald tous les 100 mètres et l’expérience culinaire est relativement identique à ce que l’on trouve en Europe, si ce n’est le gout de cadavre de la viande. Particularité amusante : Ronald livre 24/24, mais en 1h30, ce qui galvaude un peu le sens de « fast » food.

Les amateurs de graisse « italienne » (notez les guillemets), trouveront des Pizza Hut partout dans la ville. La chaine Domino est également présente, mais la bouffe y serait selon le témoignage d’un autochtone, bien moins bonne que chez son concurrent. Enfin, notons la présence des « spaghettis house », histoire de faire varier les plaisirs (testé et approuvé par le Captain à de nombreuses reprises).
Pour en finir avec cette délicieuse liste, un petit encart spécial aventurier de la malbouffe avec quelques fast food locaux qui méritent d’être testés :

  • Les chaines « Cafe de Coral » et « Fairwood » qui sont l’équivalent Hongkongais des MacDo proposent des repas typiquement locaux, à commencer par le petit déjeuner. Celui-ci, constitué de nouilles ou de mon menu breakfast préféré : saucisse + œufs brouillés + toast, le tout accompagné de thé ou café glacé devrait vous couper l’appétit pour au moins trois jours, si vous en ressortez vivant.
  • Délifrance est une autre chaine présente à HK qui est censée proposer des plats typiquement Français. Si le croque monsieur est présent, le reste de la carte a de quoi laisser perplexe le touriste en provenance directe de Paris (tapas, spaghetti bolognaise, hot dog…). Reste le service que l’on m’a affirmé être déplorable (chose exceptionnelle à Hong Kong), rendant ainsi honneur à son modèle d’origine.

Dans tous les cas chers lecteurs perdus à Hong Kong, sachez que vos repas ne vous couteront pas chers puisque les prix sont facilement divisés par deux par rapport à la France. Un menu complet au Burger King vous soulagera ainsi de moins de 4€, ce qui vous donne un très bon taux graisse/prix. Seul façon de manger plus gras pour moins cher : investissez dans des mottes de beurres au supermarché que vous goberez tel-quel.

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Hong Kong : Clim city bonus stage

23/07/2009

En bonus de l’article précédent, voici une petite série de photos illustrant le sujet. Vous noterez les blocs d’immeubles d’habitation en construction, un gros plan sur les bambous servant à faire les échafaudages, ou encore les pubs géantes qui n’ont rien à envier à celle de Times Square. Pour faire défiler les photos, cliquez sur les flèches à gauche ou droite des photos.

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Dans l’ordre d’apparition : la fameuse skyline de Hong Kong Island (ci-dessus), 4 immeubles en construction à Tai Wai, une vue en plus gros plan d’un building en construction, un zoom sur la base d’un échafaudage en bambou, un quartier résidentiel vu la nuit, une rue de Mong Kok le soir (quartier connu entre autre pour ses boutiques informatiques et ses marchés), Lady Market royaume de la contrefaçon, encore Mong Kok et ses panneaux de pub géants et pour finir une dernière vue du quartier dans une rue servant de terminus aux minibus qui sillonnent la ville.

Crédits photos : @captainweb (c’est moi), excepté pour la photo 1 (by Cblee), la photo 3 (by Biwook) et la 5 (by DCMaster). Un grand merci à eux pour avoir mit leurs photos sous licence Créative Commons.

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Hong Kong #2: Clim city

23/07/2009

hongkong-climatisationDes la sortie de l’avion à Hong Kong, impossible de se tromper, on a bien changé d’hémisphère. Au cas où vous auriez perdu la mémoire durant le voyage, la température infernale et ses 70% d’humidité dans l’air devrait vous le rappeler rapidement. Si comme moi, vous êtes habitués au temps de chiottes français, préparez vous à un choc thermique conséquent, surtout si vous vous rendez à Hong Kong en été. Seul avantage climatique des mois de Juillet et Aout, vous vous prendrez régulièrement des typhons dans la gueule pour vous rafraichir les idées.

Un truc à savoir concernant Hong Kong, c’est que ses habitants ne font pas les choses à moitié. Tout y est plus grand, plus gros que dans n’importe quel autre endroit, et spécialement :

  • les immeubles
  • les centres commerciaux
  • les panneaux publicitaires
  • les cafards

La taille monstrueuse des bâtiments et l’hyper utilisation de la climatisation devraient surement être les premières choses que vous remarquerez à votre arrivée. Préparez vous à passer sans arrêt de locaux climatisés à 20° à des températures extérieures de plus de 30° (à l’ombre). Si le geek admirera cette brillante maitrise de la technologie destinée à contrecarrer la chaleur intenable, 95% des voyageurs se retrouveront avec la gorge en feu au bout de trois jours. Rassurez vous, les locaux ont l’habitude et ne s’étonneront pas de vous entendre parler comme un survivant du cancer de la langue. Et n’espérez pas trouver un lieu fermé sans climatisation à Hong Kong, de la vieille guimbarde (chose rare) à l’appartement le plus modeste, elle est présente absolument partout. C’est bien simple, avant même de poser les chiottes dans un immeuble en construction, la clim est déjà installée et en fonctionnement.

D’ailleurs, puisque l’on en parle, voici l’occasion de toucher deux mots de l’une des activités préférées des habitants de la ville : le béton, la brique, le mortier, ou plus généralement, tout ce qui touche au bâtiment. Car Hong Kong est une sorte de Sim City grandeur nature, ou l’objectif est de construire le plus haut possible en un minimum de temps. Pour y parvenir, pas de technologies du futur, mais de simples échafaudages en bambous qui s’étendent sur 50 étages et une armée d’ouvriers n’ayant pas peur du vide.

Et comme construire un seul immeuble, ce n’est pas vraiment rentable, ce sont des pâtés de maison complets voir des quartiers entiers qui sont érigés en quelques mois, stations de métro, routes et centre commerciaux compris. Si comme le Captain vous débarquez par hasard au milieu de l’un de ces quartiers quasi-finis mais encore inhabités, vous ressentirez sans doute quelques minutes, cette étrange impression d’être un sim perdu au milieu d’une partie sur le point de se barrer en couille.

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Hong Kong #1: Nerd Force One

18/07/2009

3636_on_board_swiss_air_linesMes trois lecteurs qui ne sont pas en train de se faire bronzer les testicules sur une plage doivent le savoir, le Captain est en vacances pour quelques jours à Hong Kong. Ça tombe plutôt bien, car comme destination de Geek, on peut difficilement faire mieux (a part sans doute le Japon et l’étoile noire, mais un des deux aurait été détruit par le feu nucléaire à ce que l’on raconte). Je vais donc essayer de vous faire quelques billets sur le sujet, depuis l’épopée infernale pour arriver à Hong Kong jusqu’à la visite des bas fonds high tech de la ville.

Histoire de faire les choses dans l’ordre, commençons par le voyage. Hong Kong est situé à environ 9500 kilomètres de la France. C’est pas encore la Nouvelle Zélande, mais ca représente quand même un putain de chemin à se farcir. Pour vous y rendre, le bateau, le vélo et la chevauchée à dos de poneys étant difficilement envisageables de nos jours, vous serez probablement obligés de vous farcir l’avion. Un vrai plaisir si, comme moi, vous adorez passer 12 heures de suite dans l’un de ces engins de mort, compressés comme des sardines en classe économique avec des baleines asthmatiques comme voisin de siège. Marco Polo ne connaissait pas sa chance, je vous le dis.

Si les geeks disposant d’une fortune personnelle prendront des vols directs depuis Paris (Cathay Pacific ou Air France), les plus fauchés d’entre vous préfèreront choisir un vol avec escale afin d’économiser quelques euros. En se débrouillant bien, on peut trouver un aller-retour Paris-Hong Kong à moins de 400€ avec Qatar Airways, et c’est autant de pognon économisé que vous pourrez réinvestir utilement dans des saloperies high tech et des contrefaçons en plastique de rolex. Les aventuriers du first-price pourront même tenter Aeroflot, mais parait qu’il faut pédaler pour faire décoller l’avion. Pour ma part, je m’y suis cette année pris à la dernière minute et du coup j’ai eu droit à la combo billet trop cher + escale en Europe + 12 heures d’avion de suite dans ma face malgré tout. Lot de consolation, j’ai trouvé un Burger King à l’aéroport de Zurich ou était mon escale, ce qui me ferait presque oublier la demi journée suivante passée dans un appareil rempli de Suisses-Allemands et de Honk Kongaises hystériques.

Le truc quand tu dois passer autant de temps dans un cylindre en métal merdique à 10 kilomètres au dessus du sol c’est de bien s’équiper. Vu que les pipes à crack ne sont pas autorisées en cabine, le meilleur moyen pour faire passer le temps reste encore de profiter des derniers raffinements de la haute technologie.Pour cela, ne comptez pas trop sur le système de divertissement embarqué qui a du être programmé sur M05 dans les années 80. Entre les reboots incompréhensibles, la qualité immonde du son et des écrans de 9″ dont le contraste est a peine digne de celui des distributeurs de billets de la BNP, il y a de quoi se tirer une balle.

Mes voisins de cabines semblaient d’ailleurs être du même avis vu le tas de bordel qui encombrait leurs tablettes. Ipod par dizaines, netbooks, lecteurs de DVD portables, PSP, DS et j’en passe, ce n’était plus un A330 de Swiss Air mais Nerd Force One, l’arme ultime pour filer le cancer à haute altitude. Pour peu que l’intégralité du bordel soit branché en même temps, l’avion a de bonne chance de se transformer en micro-onde géant. Ne cherchez plus à résoudre le mystère du vol AF447, le Captain a résolu le mystère.

Prochain épisode : Clim City (si je survie à Molave, le typhon relou qui a bien l’intention de ruiner mes tentatives de shopping High Tech).

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