Aujourd’hui ma putain de grippe et moi même allons vous parler d’Eastbound and Down, une série américaine relatant la vie de Kenny Power .

Avant de commencer, petit point rapide :

Eastbound and Down est une série en comédie dramatique. Créé par Ben Best, Jody Hill et Danny McBride, diffusé sur HBO depuis 2009, elle comporte à ce jour deux saison.

Les épisodes ne portent pas de noms mais sont classés comme « chapitre ». La saison 1 comporte 6 épisodes et la saison 2 en comporte 7.

Bien le petit point étant fait, on va pouvoir s’attarder sur l’histoire de la série.

Eastbound and Down raconte l’histoire de Kenny Power, ancien joueur de baseball. Que dis-je ? ! Ancienne superstar de baseball ! Le lanceur le plus rapide du pays, un monstre, un tank, un tireur de missile rond !

Mais Kenny Power est surtout un sale con.

Car Kenny  » Fucking  » Power est un être abjecte qui passe son temps à insulter, rabaisser et humilier les gens qu’il croise, en se prenant pour l’être supérieur qu’il n’est plus ( n’a jamais été ? ), avec sa coupe mulet et ses répliques de connard, il est le beauf sportif dans toute sa splendeur.

Mais c’est une star, donc ça passe.

Puis un jour, la force de son lancé commence à diminuer, et pour ne pas finir sur un banc de touche avec les « loosers » il commence à prendre des stéroïdes. C’est la fin de Kenny Power.

Devenu ex-star, il se retrouve à la rue, et est obligé de retourner dans sa ville natale : Shelby dans la Caroline du Nord, pour vivre chez son frère ( marié avec 3 enfants ) et tenter de refaire sa vie.

Mais ce n’est pas si simple de refaire sa vie loin des flashs et de la gloire quand on s’appelle Kenny Power et qu’on se prend encore pour une star, qu’on pense que le monde doit nous aduler. Mais pour faire comprendre aux gens qui l’entoure qu’il était une star du baseball, Kenny use et abuse de sa verve parce que putain, il est Kenny  » FUCKING » POWER BITCH! Et ça il n’hésite pas à le crier sur tous les toits.

Mais rien n’y fait, et il va devoir se trouver un boulot pour vivre. Il va finir prof de sport remplaçant dans le collège de la ville. Les élèves ne le reconnaîtrons pas, il va apprendre que la femme qu’il aimait est fiancée au directeur de ce collège et va se heurter à une réalité qu’il fuyait.

Mais Kenny Power ne se laissera pas démonter et continuera à fuir la réalité, et quand celle ci rattrapera notre héros, il lui fera un bon gros doigt en lui disant d’aller ce faire foutre, parce que putain. IL EST KENNY POWER!

La série nous montrera donc comment Kenny Power, sa vulgarité, son égo sur-dimensionné, et sa coupe mulet vont s’en sortir dans cette nouvelle vie, et surtout dans cette réalité que Kenny passe son temps à fuir.

Le personnage de Kenny Power est hilarant. Misogyne, raciste, stupide au possible, égocentrique, narcissique, il est la parfaite parodie du sportif américain bien beauf, il est aussi la touche d’humour décalée et décapante de cette série.

Mais chaque épisode nous montres les obstacles qu’il rencontre, les baffes que la réalité lui mets dans la gueule, et surtout comment sa bêtise l’isole des gens. Et là, c’est le côté drama de la série.

Pour conclure, EastBound and Down est une superbe série totalement déjantée qui est l’apothéose de la critique de l’américain tocard (Certains y verront un pléonasme).

Mon conseil série, donc.

Bonus DVD :  le petit trailer qui fait du bien à tes yeux malsains.