Olivia Wilde nude sur ton iPad avec Windows 8 dans le Metro

C’est triste mais Apple a gagné.
Now deal with it bitches !

C’est le Captain qui m’a dit de vous insulter, histoire de ne pas trop vous dépayser. Parce que oui, c’est un intrus qui vous parle, la bande de l’apéro ayant décidé d’exploiter des geeks désoeuvrés en quête de notoriété pour bosser à leur place et alimenter ce blog moribond.

Grâce à ce fourbe plan de feignasses cette brillante idée vous allez aujourd’hui avoir l’insigne honneur de lire un énorme pavé sur ma vision de l’informatique de demain, le tout enrobé d’un peu de fanboyisme, d’un peu de pessimisme et d’ Olivia Wilde nue pour le référencement. Oui, désolé, ce sera plus du LTP que du Kwakos. Respirez un grand coup, on est parti.

Un (très) bref historique

J’ai vaguement pensé vous copier-coller du Wikipédia ici, en hommage, mais on va faire bref : au départ, l’ordinateur était un truc cher et imbitable pour des gros nerds de scientifiques. Le gentil Steve a sorti l’Apple 2, avec une interface graphique et un prix plus raisonnable. Ensuite le méchant Billou a tout pompé en sortant Windows, qui s’est rapidement imposé, et qui a évolué au fil des versions, en essayant avec plus ou moins de succès de simplifier la life de l’utilisateur.

Aujourd’hui, l’informatique c’est :

  • 1% de pauvres / activistes / nerds / Yeti sous Linux
  • 7% de bobos sous OSX (présence !)
  • 92% de moutons sous Windows (avec une grosse majorité d’XP, encore quelques fous sous Vista, et le très bon Seven qui vient de passer les 30%)

Toi, lecteur éclairé et inconditionnel de l’apéro, je suis sûr que tu es satisfait de ton système d’exploitation ; tu le connais bien, tu y as tes habitudes, tu sais le bidouiller / le réparer quand il te fait des blagues, télécharger du contenu pour le remplir, y cacher tes honteuses vidéos de poneys, etc… Mais est-ce que tu penses à madame Michou ?

Peut être que tu n’y penses pas, mais tu devrais. A la louche, je dirais que c’est 2 utilisateurs sur 3, mais peut être qu’un tenancier de cybercafé serait mieux placé pour nous éclairer. Des exemples ? Je suis peut être verni, hein, mais mon père pensait que les CD se retournaient comme les vinyles ou les cassettes, ma mère télécharge la mise à jour de Flash, mais ne l’installe pas, ma soeur ne sait pas ouvrir un fichier s’il n’est pas dans Mes documents, et ma tante ne retrouve plus ses photos une fois qu’elle les a importées. Réfléchissez deux secondes et pensez au nombre de fois où vous avez du dépanner une copine, ré-installer le pc d’un parent, ou expliquer à Robert comment se rendre à la baie des pirates ?

Bref, aujourd’hui, l’informatique est encore trop compliqué pour beaucoup de monde.

L’iPad ou l’an 0 de l’informatique pour les moules

Même les plus anti-pomme d’entre-vous reconnaitront que l’iPhone a totalement révolutionné le mobile (si t’es pas d’accord, va demander à Nokia). Je dubitais (bite) beaucoup sur l’iPad avant d’en avoir un il y a quelques mois ; je pense désormais qu’on va assister à la même chose avec l’informatique grand public. Ma copine n’allume pratiquement plus son ordinateur, l’iPad lui permettant de faire 90% de ce qu’elle fait derrière un écran (mails, surf et jeux à la con). Beaucoup d’analystes ont expliqué au lancement que ce ne serait qu’un appareil de consultation ; iMovie et GarageBand mettent le montage vidéo et la création audio à la portée de madame Michou.

Ce n’est pas parfait; mais ça fait le taf pour une grande majorité d’utilisateurs, c’est plus simple, ça ne plante pas, et ça ne fait pas peur. Et ça va s’améliorer ; nous ne sommes qu’à la 2° version de l’iPad, et la concurrence va finir par sortir des alternatives intéressantes (wink wink Amazon et la Fire).

A titre personnel, et pour toi aussi probablement, l’iPad tient du gadget, permettant de glander dans son lit ou dans son canapé plutôt qu’assis à son bureau ; en revanche quand ma mère devra changer d’ordinateur, le choix de la tablette s’imposera.

Le dématérialisé ou le syndrome couch patatoe

Ne faisons pas nos LTP effarouchés, et disons le sans honte : nous avons tous piratés. Des jeux, de la musique, des films et séries… Mais au final, quand on nous propose une alternative légale SIMPLE et RAISONNABLE, on prend vite l’habitude de passer à la caisse. Je n’ai jamais autant acheté de jeux vidéos que depuis l’arrivée de Steam et ses promotions de folie ; avec Spotify, même un crevard comme le Captain verse son obole ; Netflix et Hulu font un carton aux USA ; l’AppStore a créé un nouveau marché en proposant des petits jeux pour le prix d’un demi-expresso.

Apple a lancé l’an dernier l’AppStore sur OSX ; là encore, je doutais du bien fondé de la chose, mais au final il y a beaucoup d’avantages :

  •   un endroit centralisé pour trouver tes logiciels
  •   installation et mise à jour transparentes et simples, même pour madame Michou
  •   dans certains cas, des baisses de prix très agressives (l’équivalent Apple d’Office que tu peux acheter à la carte, 16 euros le logiciel, ou le dernier Final Cut qui ne coûte plus qu’un rein).

Idéologiquement, ça pue, on est d’accord : système fermé, censure, péage de 30% prélevé par le gestionnaire du store, visibilité parfois aléatoire pour les développeurs, etc… A l’usage, c’est plus simple. Si l’idéologie et le prix gagnaient face à la flemme, Linux ne serait pas à 1% de part de marché. Et vous téléchargeriez l’apéro avec Miro, et pas Itunes que vous détestez mais qui est tellement plus pratique pour les podcasts.

Windows 8, la confirmation du changement

Windows 8 et son interface Metro montrent que même chez Microsoft on a compris que le monde de l’informatique était en train de changer. Le clavier et la souris, les boites de dialogues et leurs questions à la con, les installations de logiciels imbitables, la notion de système de fichiers et de répertoires, les pilotes, les menus à rallonge : tout doit disparaitre. L’interface est originale, ce n’est pas une bête repompe d’iOS ou d’Android, et les bonnes idées sont légions. Seul bémol : elle est pensée essentiellement pour un usage en format paysage, alors que les tablettes sont plus souvent tenues verticalement.

Windows 8 Metro

Evil Steve et son équipe n’ont pas osé faire les choses à 100%, et proposeront donc les deux interfaces, Metro et Classic, sur les desktops (pour les tablettes, seul Metro devrait être accessible). C’est probablement un bon choix, surtout si Metro est activé par défaut pour les nouveaux utilisateurs (madame Michou restera sur du simplifié, et le Captain pourra retrouver son Classic).

A mon sens l’information importante dans ce lancement, c’est, là encore, la présence d’un Store pour acheter tous nos logiciels. Ce n’est pas une surprise, mais ça confirme la tendance ; l’informatique de demain sera plus simple, plus accessible, et aussi plus fermée qu’aujourd’hui.

Triste mais inévitable

Derrière mon titre un peu provoc, je voulais juste dire qu’une fois de plus, Steve Jobs a été visionnaire et a réussi à imposer sa vision de l’informatique, simplifiée et verrouillée. J’aurais vraiment préféré qu’on réussisse à éduquer les masses, que la nouvelle génération apprenne à bidouiller, que l’open source attire plus de contributeurs et nous offre d’autres succès grand public que Firefox et Open Office. Nous nous serions tous tenus la main, et nous aurions couru nus dans les champs avec Olivia Wilde…

Seulement en vrai on est des gros flemmards, et le monde se terminera comme dans Idiocracy. Aujourd’hui vous vous moquez des quelques vieux barbus qui ne jurent que par le terminal, parce que « la ligne de commande c’est quand même le plus efficace » ; dans 15 ans, les gens se moqueront des quelques uns d’entre nous qui feront toujours du alt tab sur des interfaces classiques…