pearltreesIl y a de cela une dizaine de jours, j’ai eu l’occasion de rendre visite à mes voisins parisiens de Pearltrees pour une présentation de leur service Web autour de quelques sushis (le captain se laisse facilement acheter pour peu qu’on lui file à boire ou à bouffer, avis aux amateurs). Après quelques minutes de marche à pied me voici devant une grande porte d’immeuble rue de Charonne, direction fond de la cour, premier étage à gauche. Le temps de pousser la porte et je me retrouve dans un grand openspace où une quinzaine de personnes s’affairent sur des ordinateurs. Vu l’ambiance et l’odeur de café, pas de doute me voici dans une véritable startup. Le temps de faire les présentations et voila le vidéo projecteur branché pour découvrir le site par la bouche même de ceux qui le développent.

Comme probablement nombre d’entre vous, j’avais déjà eu l’occasion de croiser Pearltrees au détour d’un message twitter ou via quelques articles de rue89, sans pour autant approfondir le bordel. C’est qu’il faut bien avouer que la première fois que l’on arrive sur le site, l’expérience est pour le moins déroutante. Bien loin des services de bookmarks en ligne que nous connaissons désormais par cœur (Delicious pour ne citer que lui), Pearltrees nous propose de structurer nos liens internet d’une façon radicalement nouvelle à l’aide de « perles » qui nous serviront à trier ceux ci par thèmes. Autant vous le dire immédiatement, si vous êtes un fanatique des tags, vous risquez d’être un peu perdu.

C’est que tout ici tourne autour des centres d’intérêts. Que vous soyez un adepte d’animation japonaise, un maniaque de la grippe A ou que vous vous intéressiez à l’affaire Hortefeux, il vous est possible de créer une arborescence de vos liens visible de tous. Ceux ci seront alors disposés à votre choix, sur un ou plusieurs niveaux, permettant ainsi d’organiser au mieux votre vision du sujet et éventuellement d’indiquer à vos lecteurs un ordre de lecture logique. La grande différence par rapport à un service classique de bookmark est la présentation graphique en flash qui permet d’avoir en un seul regard une vue globale du thème abordé et de l’organisation de celui-ci. Il suffit de tripoter un peu la bête pour se rendre rapidement compte que c’est un atout précieux quand il s’agit de présenter un sujet complexe disposant de multiples sources.

Autre intérêt de pearltrees, si ce n’est le principal, la découverte de ressources en rapport avec vos thèmes de prédilection. L’ajout d’un lien déjà présent sur le compte d’un autre utilisateur vous mettra en effet directement en connexion avec ce dernier, vous permettant ainsi de découvrir sa propre sélection de pages sur le même thème. En un clic vous pourrez alors récupérer sa « perle » pour l’ajouter à votre arborescence, améliorant du coup la pertinence de votre propre sélection.

Tous ces éléments rendent pearltree véritablement convaincant dans sa volonté de créer ce qu’ils appellent eux même un « réseau d’intérêts collaboratif ». Une sorte d’annuaire humain comme aux premiers temps du web mais boosté par une interface visuelle novatrice et des fonctions sociales à la « web 2.0 » (oui ce terme est old school, mais wtf). La version 0.4 sortie quelque jours après mon passage et qu’il m’a été donné de découvrir en exclu rajoute d’ailleurs des fonctions de partage Facebook et Twitter.

Reste maintenant à voir si ce projet prometteur trouvera ses adeptes et surtout un business model à la hauteur de ses ambitions. L’équipe a de toute façon encore bien du chemin a parcourir avant la sortie d’une version 1.0 localisée en français et sans doute dotée d’une interface un peu plus claire que l’actuelle. En attendant bon courage les gars, car la seule vue de votre planning de développement m’a donné mal à la tête pour 3 jours. De mon coté, je vais plutôt me contenter d’utiliser le système pour proposer à mes lecteurs quelques liens intéressants sur mes thèmes de prédilection (rassurez vous, pour les fans de la première heure il y aura des poneys).

P.S. : Si vous avez des questions sur Pearltree, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, je les transmettrai à François Rocaboy et à Pierre-Etienne qui devraient répondre assez rapidement.