hongkong-climatisationDes la sortie de l’avion à Hong Kong, impossible de se tromper, on a bien changé d’hémisphère. Au cas où vous auriez perdu la mémoire durant le voyage, la température infernale et ses 70% d’humidité dans l’air devrait vous le rappeler rapidement. Si comme moi, vous êtes habitués au temps de chiottes français, préparez vous à un choc thermique conséquent, surtout si vous vous rendez à Hong Kong en été. Seul avantage climatique des mois de Juillet et Aout, vous vous prendrez régulièrement des typhons dans la gueule pour vous rafraichir les idées.

Un truc à savoir concernant Hong Kong, c’est que ses habitants ne font pas les choses à moitié. Tout y est plus grand, plus gros que dans n’importe quel autre endroit, et spécialement :

  • les immeubles
  • les centres commerciaux
  • les panneaux publicitaires
  • les cafards

La taille monstrueuse des bâtiments et l’hyper utilisation de la climatisation devraient surement être les premières choses que vous remarquerez à votre arrivée. Préparez vous à passer sans arrêt de locaux climatisés à 20° à des températures extérieures de plus de 30° (à l’ombre). Si le geek admirera cette brillante maitrise de la technologie destinée à contrecarrer la chaleur intenable, 95% des voyageurs se retrouveront avec la gorge en feu au bout de trois jours. Rassurez vous, les locaux ont l’habitude et ne s’étonneront pas de vous entendre parler comme un survivant du cancer de la langue. Et n’espérez pas trouver un lieu fermé sans climatisation à Hong Kong, de la vieille guimbarde (chose rare) à l’appartement le plus modeste, elle est présente absolument partout. C’est bien simple, avant même de poser les chiottes dans un immeuble en construction, la clim est déjà installée et en fonctionnement.

D’ailleurs, puisque l’on en parle, voici l’occasion de toucher deux mots de l’une des activités préférées des habitants de la ville : le béton, la brique, le mortier, ou plus généralement, tout ce qui touche au bâtiment. Car Hong Kong est une sorte de Sim City grandeur nature, ou l’objectif est de construire le plus haut possible en un minimum de temps. Pour y parvenir, pas de technologies du futur, mais de simples échafaudages en bambous qui s’étendent sur 50 étages et une armée d’ouvriers n’ayant pas peur du vide.

Et comme construire un seul immeuble, ce n’est pas vraiment rentable, ce sont des pâtés de maison complets voir des quartiers entiers qui sont érigés en quelques mois, stations de métro, routes et centre commerciaux compris. Si comme le Captain vous débarquez par hasard au milieu de l’un de ces quartiers quasi-finis mais encore inhabités, vous ressentirez sans doute quelques minutes, cette étrange impression d’être un sim perdu au milieu d’une partie sur le point de se barrer en couille.