3636_on_board_swiss_air_linesMes trois lecteurs qui ne sont pas en train de se faire bronzer les testicules sur une plage doivent le savoir, le Captain est en vacances pour quelques jours à Hong Kong. Ça tombe plutôt bien, car comme destination de Geek, on peut difficilement faire mieux (a part sans doute le Japon et l’étoile noire, mais un des deux aurait été détruit par le feu nucléaire à ce que l’on raconte). Je vais donc essayer de vous faire quelques billets sur le sujet, depuis l’épopée infernale pour arriver à Hong Kong jusqu’à la visite des bas fonds high tech de la ville.

Histoire de faire les choses dans l’ordre, commençons par le voyage. Hong Kong est situé à environ 9500 kilomètres de la France. C’est pas encore la Nouvelle Zélande, mais ca représente quand même un putain de chemin à se farcir. Pour vous y rendre, le bateau, le vélo et la chevauchée à dos de poneys étant difficilement envisageables de nos jours, vous serez probablement obligés de vous farcir l’avion. Un vrai plaisir si, comme moi, vous adorez passer 12 heures de suite dans l’un de ces engins de mort, compressés comme des sardines en classe économique avec des baleines asthmatiques comme voisin de siège. Marco Polo ne connaissait pas sa chance, je vous le dis.

Si les geeks disposant d’une fortune personnelle prendront des vols directs depuis Paris (Cathay Pacific ou Air France), les plus fauchés d’entre vous préfèreront choisir un vol avec escale afin d’économiser quelques euros. En se débrouillant bien, on peut trouver un aller-retour Paris-Hong Kong à moins de 400€ avec Qatar Airways, et c’est autant de pognon économisé que vous pourrez réinvestir utilement dans des saloperies high tech et des contrefaçons en plastique de rolex. Les aventuriers du first-price pourront même tenter Aeroflot, mais parait qu’il faut pédaler pour faire décoller l’avion. Pour ma part, je m’y suis cette année pris à la dernière minute et du coup j’ai eu droit à la combo billet trop cher + escale en Europe + 12 heures d’avion de suite dans ma face malgré tout. Lot de consolation, j’ai trouvé un Burger King à l’aéroport de Zurich ou était mon escale, ce qui me ferait presque oublier la demi journée suivante passée dans un appareil rempli de Suisses-Allemands et de Honk Kongaises hystériques.

Le truc quand tu dois passer autant de temps dans un cylindre en métal merdique à 10 kilomètres au dessus du sol c’est de bien s’équiper. Vu que les pipes à crack ne sont pas autorisées en cabine, le meilleur moyen pour faire passer le temps reste encore de profiter des derniers raffinements de la haute technologie.Pour cela, ne comptez pas trop sur le système de divertissement embarqué qui a du être programmé sur M05 dans les années 80. Entre les reboots incompréhensibles, la qualité immonde du son et des écrans de 9″ dont le contraste est a peine digne de celui des distributeurs de billets de la BNP, il y a de quoi se tirer une balle.

Mes voisins de cabines semblaient d’ailleurs être du même avis vu le tas de bordel qui encombrait leurs tablettes. Ipod par dizaines, netbooks, lecteurs de DVD portables, PSP, DS et j’en passe, ce n’était plus un A330 de Swiss Air mais Nerd Force One, l’arme ultime pour filer le cancer à haute altitude. Pour peu que l’intégralité du bordel soit branché en même temps, l’avion a de bonne chance de se transformer en micro-onde géant. Ne cherchez plus à résoudre le mystère du vol AF447, le Captain a résolu le mystère.

Prochain épisode : Clim City (si je survie à Molave, le typhon relou qui a bien l’intention de ruiner mes tentatives de shopping High Tech).