le-fabuleux-destin-d-amelie-poulainSans s’en rendre compte, il se pourrait bien que nous vivions en ce début de 21em siècle un moment clé de l’aventure humaine. Le Captain est prêt à vous le parier, d’ici quelques décennies les livres d’histoire (ou les Tablets PC qui les auront remplacés) consacreront des pages entières à la démocratisation d’Internet et aux innombrables conséquences géopolitiques du bordel. Même jésus pourra retourner au vestiaire avec ses clous et sa couronne d’épine, doublé en notoriété par une invention à la con qui sert principalement à repérer des putes sur Google Map et à échanger des photos de poneys.

Bon, j’exagère un peu car Internet c’est évidement un accès sans précédent à la quasi-totalité du savoir humain. C’est aussi, et surtout, le plus grand outil de communication jamais conçu. Un outil qui permet au premier connard venu de s’exprimer, que ce soit pour proclamer son amour du tunning ou pour chier sur son gouvernement.

Même si le réseau ne déclenche pas systématiquement des révolutions, son apparition pose en tous cas un problème inédit aux pouvoirs en place. Et oui, contrôler internet, ne serait-ce que de façon préventive (car on n’est jamais trop prudent, une décapitation en place publique est vite arrivée), c’est tout de suite un peu plus dur que de  garder à l’œil quelques chaines de télévision et une dizaine de quotidiens. Même le contrôle de millions de SMS semble plus facile, c’est dire.

Heureusement, tout problème à une solution. Si certains pays comme la chine n’hésitent pas à agir à visage découvert en ce qui concerne le filtrage du net, d’autres comme la France préfèrent y aller doucement mais surement. La loi Hadopi en est un bon exemple, puisque sous le prétexte vaseux de protéger la création artistique,  celle-ci va revenir une nouvelle fois d’entre les morts et permettre enfin la mise en place de mesures techniques de filtrage sur le réseau français.

Petite consolation quand même, grâce au conseil d’état le juge sera désormais de la partie et l’internaute sera seulement «incité à avouer », probablement à grand coups de manche de pioches dans les parties. Au moment ou le mot Geek rentre dans le Larousse, pas sûr que tout cela aille vraiment dans le sens de l’histoire.

En vrac, un petit tas de news pour égayer votre jeudi matin et clôturer cette nouvelle revue de web bien bâclée:

Tout est dit ou presque, vous pouvez retourner perdre votre temps ailleurs jusqu’à demain.