crunchpadb51Depuis bientôt quinze ans que je traine sur Internet, j’ai appris à me méfier de tout se qui s’y trouve, du dernier patch de Windows aux vidéos d’autopsie d’extra-terrestres dotés de sexes hypertrophiés. C’est un réflexe de base qui, si vous étiez aussi paranoïde que moi, aurait probablement pu vous sauver dans de nombreuses situations désagréables, comme par exemple l’infection de votre ordi par ce curieux virus qui a transféré votre PEL à Kaboul sur le compte bancaire du Mollah Omar. On vous avait pourtant prévenus que les directeurs commerciaux envoient rarement des pièces jointes nommées anal_pony_hardcore_video.exe  à leurs collaborateurs.

C’est qu’il faut savoir que les créateurs de virus débordent d’imagination quand il s’agit de transformer votre ordinateur en pute numérique programmée pour spammer votre carnet d’adresse. Ainsi, la dernière version de Conficker, le virus le plus casse couille du moment, va désormais jusqu’à vous installer un antivirus bidon pour vous faire croire que vous êtes à l’abri de toute menace. Vu la vitesse de propagation de la saloperie à l’heure actuelle, je crois que l’on peut considérer cette technique comme pleine de promesse. On pourrait presque la conseiller à Yahoo pour contrebalancer sa perte de trafic prévue pour l’année prochaine.

Un thème dont le trafic ne cesse au contraire d’augmenter, surtout ces dernières 48h, c’est celui d’Hadopi. Après la baffe infligée au projet de loi jeudi, chacun en rajoute une couche, traitant ses adversaires de tous les noms d’animaux à cornes possibles. Albanel annonce même être prête à remettre sa démission au cas où le projet serait abandonné. Merci à elle de nous donner une raison de plus pour aller manifester samedi 25 avril.

Le vrac du week-end:

Tout est dit ou presque, vous pouvez retourner perdre votre temps ailleurs en attendant la prochaine revue de Web mardi (lundi c’est férié et le Captain respecte à mort tout ce qui lui permet de travailler moins).

PS : Ceci est le centième billet du blog depuis son ouverture le 1er janvier! J’offre le café et toute mon estime à celui qui me trouve le nombre fois ou j’ai parlé de poneys durant ces quatorze semaines.