logo_cnilSi en bon fan de Douglas Adams vous pensez que la réponse à « la Vie, l’Univers et le Reste » est 42, il est temps de vous révéler la terrible vérité : vous êtes dans l’erreur. En France tout du moins. Dans notre beau pays, nous disposons en effet d’un joker secret qui permet de répondre à n’importe quel problème : la mise en place d’une nouvelle taxe (voire d’une loi quand un bébé de trois jours est enlevé dans une maternité pour ensuite être dévoré par un doberman lors d’une agression filmée dans un bus de la RATP).

Ainsi, quand la CNIL défonce son budget Post-It et petits fours, elle pense tout naturellement à se tourner vers les entreprises du secteur informatique pour un bon vieux rançonnage à l’ancienne. Évidement, on pourra dire que 50€ de taxe par an ce n’est pas énorme, surtout si c’est pour garantir l’indépendance d’une institution aussi importante que la commission informatique et liberté. Le souci, en dehors du fait que les avis de la CNIL sont aussi respectés que le point de vue géopolitique de Loana sur le Tibet, c’est que comme d’habitude, on va encore pomper les sociétés High-tech. Après le coup du financement de la suppression de la pub à la télévision, la taxe pour la copie privée, les couts induits par Hadopi pour les FAI et tout ce que je dois oublier, cela commence quand même à faire beaucoup. Voyons les choses du bon coté, heureusement, on n’en est pas encore au taux de ponction qu’applique Universal aux revenus Web de ses artistes (mais on y arrive lentement).

Le vrac bordelique du jour :

  • Ce n’est pas vraiment une surprise, la commission mixte paritaire a durci le texte de loi «création et Internet », en supprimant entre autre le principe de l’amnistie pour les téléchargements pre-hadopi ou le non paiement des abonnements coupés. Sauf censure du conseil constitutionnel, la riposte graduée deviendra donc une réalité dans les semaines à venir ce qui vous laisse encore un peu de temps pour pirater l’intégralité de la petite maison dans la prairie.
  • C’est la grande mode en ce moment. Après le lecteur de disquette et l’imprimante jet d’encre c’est au tour d’un scanner de nous jouer la marche impériale de Star Wars. Comme quoi ça sert vraiment plus à rien de se casser le cul à acheter une guitare quand on est un gros nerd, il suffit de savoir programmer.
  • En général, les Datacenter ont une image top high-tech avec leurs rangées de serveurs sur des centaines de m² et leurs techniciens en blouse blanche en prenant soin comme si il s’agissait d’une question de vie ou de mort. Pas chez Google, comme nous le prouve cette vidéo exceptionnelle de l’intérieur d’un de leur centre de données, ou l’on voit un de leurs techniciens probablement défoncé au crack, rouler en trottinette de container à container pour faire quelques opérations improbables sur des batteries de voitures montées en parallèle. J’adore la gueule du bordel, limite on se croirait dans une map counter-strike.

Tout est dit ou presque, vous pouvez donc continuer à perdre votre temps ailleurs jusqu’à ce quele captain trouve le temps de faire la prochaine revue de Web.