blackbox_550x3671Le premier avril était vraiment de grande qualité cette année. Le gouvernement a réussi à faire croire que la loi Création et Internet, un chef d’œuvre législatif qui ne dépareillerait pas en Chine Populaire, avait été voté à une écrasante majorité (2,5% du parlement, soit 16 députés).  Parmi les 250 amendements rigolos, celui incitant fortement les internautes à investir dans un logiciel chargé de les fliquer en permanence est un modèle du genre. Le mouchard numérique servirait à pouvoir justifier son innocence devant l’Hadopi au cas où un méchant voisin piraterait notre connexion internet pour télécharger la dernière diarrhée musicale de la Star Academy.

Le poisson d’avril était gros, mais si cela n’avait été à la date d’aujourd’hui, on y aurait presque cru… Hein ? Comment ça on est le 2 avril et plus le 1er ? Ok, autant pour moi, nous sommes donc bien dans un pays de merde

Sans transition et avant de s’énerver, parlons un peu de Google (oui, encore). Aujourd’hui, on en apprend un peu plus sur les mystérieux centres de données qui hébergent le moteur de recherche.  Comme Sun avec son projet BlackboxGoogle utiliserait désormais des containers, stockant chacun plus de mille serveurs, le tout refroidit grâce à un système exclusif de watercooling. L’avantage évident c’est qu’il n’est plus nécessaire de construire des bâtiments, il suffit d’empiler le bordel et de le connecter à l’électricité et au net. Plutôt pratique quand il s’agit d’archiver l’intégralité du Net.

Il est amusant de penser que dans quelques milliers d’années, ce qui restera de notre civilisation retrouvera peut-être un de ces containers enfoui sous trente mètres d’ordures radioactives et pourra ainsi se faire une idée assez fidèle des principaux centres d’intérêts de l’humanité au 21em siècle (le cul, la fabrication de bombes artisanales et les vidéos de mecs se faisant bouffer par des lions).

En vrac maintenant :

Tout est dit ou presque, vous pouvez retourner perdre votre temps ailleurs jusqu’à demain.