C’est à Handford, dans l’état de Washington, qu’une équipe chargée de nettoyer le site a eu la bonne surprise de trouver un container de métal renfermant 400 millilitres de plutonium-329, matière difficilement trouvable à l’état naturel.

L’endroit de la découverte fut le site du premier réacteur de production de plutonium au monde, une petite merveille de technologie pour l’époque (1942) mais manifestement pas au top pour le recyclage.

plutonium 329 retrouvé a hanford

plutonium 329 retrouvé a hanford

L’usine d’Handford produisit le Plutonium-329 qui servit à la première arme nucléaire jamais testé, puis à la bombe lancé sur Nagasaki. Suite à 40 ans de travail salopé, l’endroit gagna le surnom flatteur de lieu « le plus sale de la terre« . Il faut dire que le personnel travaillant sur le site, avait trouvé pratique de se débarrasser de tout ce qui luisait un peu trop dans de premier trou venu aux alentours du réacteur.

gros plan sur le plutonium 329 retrouvé a hanford

gros plan sur le plutonium 329 retrouvé a hanford

Cette trouvaille lance une nouvelle branche de l’archéologie à laquelle personne n’avait encore pensé : l’archéologie nucléaire. Les raisons de la présence du plutonium dans le sol semble en effet assez flou, d’autant plus qu’il aurait pu être utilisé de façons fort constructive,  pour créer une bombe atomique et déclencher une apocalypse nucléaire par exemple.
Bonne nouvelle, même si le plutonium n’avait pas été trouvé, il serait devenu inoffensif d’ici 24050 ans. Comme quoi faut pas s’inquiéter pour si peu.
Via newscientist.com, via SlashDot.