Revue spéciale « une corde et un tabouret » pour ce samedi. C’est la crise ma bonne dame et tout le monde ne parle que de ça sur le web en cette fin de semaine. La preuve: même au CES  c’est la grosse déprime. Terminé les écrans plasma de bourgeois, les lecteurs MP3 en or massif dont le prix rivalise avec le PNB du Centrafrique. Les constructeurs misent désormais sur du pas cher et de l’écolo de bazar, histoire de vous faire quand même cracher le peu qui vous reste au fond des poches.

Le bon conseil du captain: attendez quelques mois, question de voir si vous avez encore un boulot avant de claquer votre Livret A. Avec les annonces de dégraissages qui tombent toute les cinq minutes depuis le début de l’année dans le secteur des NTIC, personne n’est à l’abri. Même Google commence à couper des têtes à la Barbarian, alors qu’on aurait pu penser Big Brother tranquille avec son million d’annonceur qui claque des brouettes de billets toute les secondes.

Pour vous dire à quel point c’est la loose, même le secteur du porno, pierre angulaire du web tel que nous le connaissons aujourd’hui est en recession. Larry Flint en appelle d’ailleurs au congrès pour lancer un grand plan de sauvetage de l’industrie du cul, comme cela se fait pour l’automobile.  C’est que mine de rien, ce marché la c’est plus de 13 milliards de dollars aux US d’ou le cri déchirant de Larry : «  Il est temps pour le Congrès de ranimer l’appétit sexuel de l’Amérique« .

Finissons tout de même sur une note optimiste: si vous vous retrouvez à pointer au chômage et qu’en plus les serveurs de l’ANPE plantent pour cause de surcharge, il vous restera de quoi manger un dernier repas grâce aux restos du coeur à Burger King qui vous propose de sacrifier 10 de vos amis sur Facebook en échange d’un Whooper gratuit. Personnellement, pour un menu complet, je supprime même mon compte.

Tout est dit ou presque, vous pouvez retourner perdre votre temps ailleurs (surtout que demain pas de revue de web, car le dimanche c’est le jour du seigneur, et je deviens super croyant quand il s’agit de prendre un putain de jour de vacance,  amen).